Diapason

Le diapason est un son fixe qui sert de référence.

Au Moyen Age, c’est le ténor qui choisit la hauteur du son de référence, c’est lui qui donne le la. Il y a cependant des conventions : les sons aigus sont réservés à l’expression de la souffrance, les sons moyens aux faits glorieux et les sons graves au solennel.

La petite bête qui monte, qui monte, qui monte ... :

  • en 1826 le la de l'opéra de Paris avoisinait 430 Hz, ce qui désolait Rossini qui souhaitait plus d'éclat, comme à Venise !
  • Il était plus ou moins à 360 Hz à Worcester en Angleterre.
  • Les érudits annoncent qu'il fut jusqu'à 500 Hz à Londres.
  • Il grimpa à 510 Hz à Halberstadt en Allemagne.
  • Il était très haut à Leipzig où Bach officiait ... plus près de toi mon Dieu, plus près de toi ...

Notre compatriote Hector Berlioz militait pour un la à 449 Hz.

Des érudits se penchent sur le problème et tentent, en vain, d’imposer deux diapasons :

  • un prudent moyen pour l’opéra
  • et un plus haut pour les cérémonies.

Cependant le diapason fluctue toujours sans cesse d’un lieu à l’autre. En 1858, une nouvelle tentative de stabilisation apparaît sur l’initiative des directeurs de Conservatoire. Mais, il faut encore quelques années de discussions !

et c’est en 1939 que le la est fixé définitivement à 440 Hz  lors d'une conférence internationale, avec l’avènement des claviers électriques japonais.


Ne remercions pas les violonistes !

Ils ont participé au mouvement haussier du diapason. Ils s’accordaient de plus en plus haut afin de se faire remarquer par les auditeurs, l’orchestre suivait mais...

et les chanteurs alors ? chanteurs ou grimpeurs ?


Marie-Martine MARC

voir également l'article de Wikipedia sur le diapason.

et surtout le dossier consacré au diapason sur le site papiermusique.fr .