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Travail d'une partition

Lorsqu’il observe une partition pour la première fois, dans le but d’apprendre sa partie vocale, un grand moment de solitude semble envahir simultanément l’intrépide candidat. Sa peau peut changer de couleur, ses mains devenir moites, sa respiration courte, il a déjà mal à la tête !
Notre héros doute fortement des capacités de ses fonctions cognitives (de cognoscere en latin, connaître, la cognition désigne la faculté de connaître). Il se demande si finalement, faire du chant est une bonne idée ! …Pas de panique !…on respire par le ventre…

 

Pensant gagner du temps, le chanteur qui mémorise un air à l’aide d’un enregistrement ou qui soutient son travail vocal par l’enregistrement de l’accompagnement n’est pas libre et c’est dangereux pour sa voix. Lorsqu’il assimile l’œuvre, il intègre tout ! même les tensions générées qu’il restituera, bien malgré lui, lors de sa prestation. Il lui faudra travailler de nouveau pour chasser les mauvais réflexes.
Ce système, anti-musical, ne peut pas marcher et ne remplacera jamais un pianiste accompagnateur. Nonobstant, l’étude des enregistrements permet d’appréhender une oeuvre dans sa globalité.
Il n’en est pas de même pour un débutant qui trouvera, par ce système temporaire, sur des airs appropriés, une encourageante motivation et un excellent outil de travail.

« Je n’aime pas le travail, nul ne l’aime ; mais j’aime ce qui est dans le travail l’occasion de se découvrir soi-même, j’entends notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas en façade »
J. CONRAD, « Le cœur des ténèbres »

 

Voici, donc, quelques petits conseils (non exhaustifs ! ) basés sur une longue et réelle pratique.

Pour vous aider: un métronome et des leçons de solfège sont toujours à votre disposition.

 

Vous êtes prêt(e) ? Vous pouvez commencer ...